En manchette

Projets de recherche

De l’argent pour combattre le contenu préjudiciable en ligne

Seize projets de recherche se partageront 1,2 M$ d’un financement versé par le gouvernement fédéral pour renforcer dans la population la pensée critique en matière de désinformation et de lutte contre le contenu préjudiciable en ligne.

Les 16 projets de recherche ont été retenus à la suite d’un appel de propositions annuel lancé en juillet 2022 dans le cadre du Programme de contributions en matière de citoyenneté numérique (PCCN). Le PCCN est l’un des volets de l’Initiative de citoyenneté numérique (ICN) de Patrimoine canadien, qui fait la promotion de l’éducation à la citoyenneté, aux nouvelles et aux médias numériques en finançant des activités et des programmes de sensibilisation offerts par des tiers et visant à renforcer la résilience des gens face à la désinformation en ligne.

Les projets de recherche

Les 16 projets financés viseront à évaluer l’efficacité des efforts déployés par les plateformes pour lutter contre la désinformation et d’autres formes de contenu préjudiciable en ligne; à comprendre le rôle des sources de désinformation non médiatiques et des médias alternatifs; ou à cerner les fondements comportementaux et psychologiques de la propagation de la désinformation et d’autres formes de contenu préjudiciable dans le contexte canadien.

La désinformation cause des préjudices

Une menace aux valeurs démocratiques

C’est donc pour contrer ces contenus préjudiciables que le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, et l’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités, ont annoncé le 11 janvier ce financement de renforcement de la démocratie.

«Notre démocratie repose sur un ensemble commun de faits, sur des sources d’information fiables et sur la possibilité pour la population de s’exprimer librement. L’augmentation du contenu préjudiciable en ligne, incluant la désinformation et la mésinformation, est une menace pour la liberté d’expression et les valeurs démocratiques», fait-on valoir.

« L’augmentation du contenu préjudiciable en ligne, incluant la mésinformation et la désinformation, est l’un des problèmes les plus pressants de notre temps. C’est pourquoi des programmes comme le Programme de contributions en matière de citoyenneté numérique sont essentiels pour aider à financer d’importantes recherches visant à s’attaquer à ce problème. Afin de prendre des décisions éclairées au sein de notre démocratie, les Canadiennes et Canadiens doivent pouvoir avoir accès aux outils nécessaires pour identifier la désinformation et être en mesure de s’exprimer librement sans craindre la violence. Voilà précisément ce que visent les projets financés. Nous poursuivrons nos efforts pour rendre Internet plus sécuritaire et plus inclusif pour tout le monde. » – L’honorable Pablo Rodriguez, ministre du Patrimoine canadien

Donner accès aux outils d’identification de la désinformation

Les ministres Rodriguez et LeBlanc ont également annoncé un nouvel appel de propositions ciblé  de 1,5 million de dollars dans le cadre du PCCN, pour financer des projets visant à faire connaître les outils et services offerts par les organisations non gouvernementales et les plateformes et services en ligne afin de lutter contre le contenu préjudiciable en ligne visant les enfants, et plus généralement, le discours haineux, l’incitation à la violence, les documents liés à l’exploitation sexuelle des enfants et la distribution non consensuelle d’images intimes.

Pour savoir comment soumettre une demande de financement, consulter la page Web du PCCN

Exemple de projet de recherche retenu

Lutter contre la désinformation au sein des familles : et si les jeunes pouvaient devenir ambassadeurs de l’information?

Le projet vise à : 

  1. consigner et comprendre l’incidence des milieux familiaux sur le degré de désinformation des jeunes publics francophones canadiens; 
  2. déterminer l’existence éventuelle d’un effet pollinisateur de la lutte contre la désinformation menée par de jeunes publics au sein de leurs milieux familiaux; 
  3. outiller les pouvoirs publics pour leur permettre de créer des programmes et des activités de lutte contre la désinformation ciblant les familles; 
  4. agir, à la suite de cette première phase de recherche, en élaborant des mesures à l’intention des jeunes et des outils pour les professionnels de l’information ainsi que pour les enseignants confrontés à la mésinformation au sein des familles de leurs élèves, selon une optique non polarisante, et en évaluer la portée et l’efficacité.
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